LES CLIMATISATIONS : LES POMPES A CHALEUR AIR/EAU - Un peu de physique...
L’air contient toujours de la chaleur, de moins en moins quand la température chute, jusqu’aux limites les plus basses, proche du zéro absolu ( 0°K kelvin ou -273,15°C celsius ) ou toute chaleur est absente et ou tout est figé (l’agitation moléculaire, source de chaleur, est alors inexistante). Ainsi, la puissance d’une PAC diminue quand la température du milieu dans la laquelle elle puise les calories diminue.
Pour être transférée et selon les lois de la thermodynamique, cette chaleur convoitée doit emprunter, dans le circuit frigorifique, successivement et en cycle, un étage de compression et un étage de détente.
Si l’on veut chauffer sa maison, le compresseur va compresser un fluide frigorifique initialement à l’état gazeux et, comme le fait une pompe à vélo maniée avec force, provoquer son échauffement et sa liquéfaction. La chaleur produite par cet échauffement va être transférée au sein d’un premier échangeur thermique dans le circuit d’eau de chauffage. En sortie de cet échangeur le fluide va rejoindre le détendeur qui va détendre le gaz ainsi « refroidi » par l’eau du retour chauffage. Le fluide va revenir à l’état qu’il avait avant de rentrer dans le compresseur, mais avec des calories en moins. Le second échangeur thermique va alors permettre au fluide de se réchauffer en se ventilant avec l’air extérieur.
A noter : le système et le fluide frigorigène utilisés permettent d’obtenir, après compression, des températures très supérieures à la température ambiante et, après détente, des températures très inférieures à la température extérieure (un milieu froid réchauffe un milieu très froid).
Si l’on veut rafraîchir sa maison, et si la PAC choisie le permet, les échangeurs ci-dessus vont inverser leurs actions et permettre de transférer les calories captées dans la maison vers l’extérieur.