LES CLIMATISATIONS : LES POMPES A CHALEUR AIR/EAU - La technique
La performance d’une PAC dans un environnement donné dépend notamment de sa technologie, donc de son rendement ou "son COP", du régime de température d’eau à laquelle on va la faire fonctionner et de l’installation sur laquelle elle va transférer les calories.
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L’évolution |
Les économies d’énergie |
L’adéquation |
La cohérence |
Sa technologie : Historiquement, le modèle classique, schéma 1, est maintenant à éviter; performances faibles, consommation électrique élevée, incapable d’assurer un service suffisant en dessous de 0°C en général, impossible d’emploi par température basses (jusqu’à -7°C).
Non éligible au crédit d’impôt, COP trop faible. |
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Le modèle "inverter", schéma 2, dispose de hautes performances, d’une consommation électrique optimisée (gain environ 40%). Elle est capable d’assurer un service suffisant par températures basses (-7°C), fonctionne par température très basses (-15°C plus rarement -20°C), sa puissance restituée est malgré tout inférieure aux besoins par -7°C extérieur sauf si l’on surdimensionne la PAC !. Cela entraîne alors notamment un surcôut, une régulation inverter moins efficace, un rendement global moins bon.
Son évolution la plus récente est le "power inverter" ou par ailleurs "super inverter.
Eligible au crédit d’impôt, quand le COP est supérieur à 3,3 par +7°C extérieur. |
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Le modèle "zubadan*", schéma 3, récemment disponible, dispose de très hautes performances, d’une consommation électrique optimisée, d’un maintien linéaire de la puissance entre +7°C et -7°C. Elle est ainsi capable d’assurer un service suffisant par températures basses (-7°C) sans surdimensionnement et peut fonctionner par -15°C à -20°C.
Eligible au crédit d’impôt, le COP est largement supérieur à 3,3 par +7°C extérieur.
(*) Appellation protégée - brevet MITSUBISHI |
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Son rendement : Les modèles les plus récents sont le plus souvent ceux disposant des meilleurs COP.
Le COP est le rapport entre la puissance restituée au circuit de chauffage et la puissance électrique consommée pour y parvenir.
Une PAC ayant un COP de 3,3 consomme 1000w et en restitue 3300w
L’ EER est le rapport entre la puissance restituée au circuit de rafraîchissement et la puissance consommée pour y parvenir.
Le COP annoncé en catalogue est généralement donné pour une température extérieure de +7°C et une température de sortie d’eau de 35°C. Comme évoqué plus haut, ce coefficient, de même que pour la puissance restituée, diminue pour des températures extérieures en chute. Il est donc important, notamment, de connaître la performance de la machine par -7°C, température extérieure de base pour le Loiret.
Le régime d’eau : Idéalement, le régime d’eau qui convient le mieux à l’efficacité optimum de la PAC est celui qui a une température de départ d’eau la plus basse possible (autour de 35°C). Néanmoins, une température supérieure n’est pas rédhibitoire, ce jusqu’à 45 ou 50°C.
Pour des températures supérieures, jusqu’à 70°C environ, il est malgré tout toujours possible de placer une PAC. Celle-ci, dite « haute température » est moins performantes car plus elle est amenée à fonctionner à une température élevée, plus son COP se dégrade. La différence en terme de COP moyen sur une saison de chauffe peut être important et, au delà d’un certain seuil, contraire à l’esprit d’économie, initiateur du projet.
L’installation : Pour un local et un régime d’eau donnés correspond un émetteur d’une surface en rapport avec les déperditions et la température ambiante souhaitée. Si le régime d’eau est abaissé, le radiateur sera de fait moins puissant. La surface d’émission en contact avec l’air étant figée, seule la température d’entrée d’eau peut lui permettre de plus ou moins chauffer le local.
La capacité d’un émetteur de chaleur à chauffer un local est donc liée étroitement au régime d’eau qui a été pris en compte pour le sélectionner.
Une installation dont les émetteurs nécessitent une température de départ élevée n’est pas idéale pour exploiter pleinement une PAC car celle-ci a ses meilleurs rendements à basses températures.
Si l’installation à équiper a une faible capacité d’eau, il y aura lieu de disposer un ballon tampon, s’il n’est pas intégré à la PAC choisie. En augmentant le volume d’eau, il évite au compresseur des courts cycles éventuels, préjudiciables à sa pérennité et permet à la PAC et l’installation de fonctionner de manière disconnectée.